Il y a encore quelques années, lorsque les épargnants souhaitaient déléguer la gestion de leur épargne, ils avaient le choix entre les services de leur banque (souvent le choix par défaut), ou les cabinets de conseil en gestion de patrimoine.

Désormais, les épargnants peuvent se tourner vers des acteurs d’un nouveau genre. Des fintech se sont spécialisées sur la gestion de l’épargne, elles proposent des services très compétitifs et rencontrent un vif succès, notamment parmi les jeunes générations (<45 ans).

On fait le point sur les atouts et les limites de ces sociétés de gestion. Mais avant cela, faisons un bref rappel du principe de la gestion pilotée.

Le principe de la gestion pilotée

La gestion pilotée s’adresse aux épargnants souhaitant déléguer la gestion de tout ou partie de leurs épargne.

Concrètement, l’épargnant délègue auprès d’un professionnel l’investissement et la gestion courante des encours investis sur un dispositif d’épargne. Le dispositif d’épargne le plus courant en gestion pilotée est l’assurance vie. Mais il est également possible de déléguer la gestion d’un autre type de dispositif, par exemple, un plan épargne retraite (PER), un PEA (plan épargne en actions), un compte titres, ou encore un contrat de capitalisation (dispositif d’épargne moins courant). En tête des comparatifs, la meilleure assurance vie en gestion pilotée est régulièrement une fintech (Yomoni et Nalo occupent les 2 premières classes dans ce classement).

L’épargnant donne mandat à la société de gestion pour gérer l’épargne confiée. À cette occasion, le gestionnaire doit déterminer le profil d’allocation qui convient le mieux à son client. Les gestions pilotées commercialisées par les banques et les acteurs traditionnels de l’épargne (tels que les courtiers) proposent généralement 3 à 5 profils différents. On trouve des profils plus ou moins risqués. Plus le profil est risqué, plus les espoirs de gain à long terme sont élevés. Les profils les plus sécurisés sont indiqués pour les épargnants avec une forte aversion au risque et/ou un horizon d’investissement à court terme. Il n’y a pas de mystère, le risque et la performance sont directement corrélés.

Après avoir rappelé le principe de la gestion pilotée, voyons ce que les nouvelles fintech proposent de différent vis-à-vis des acteurs traditionnels.

Les atouts des fintechs

Ramify, Goodvest, Nalo ou Yomoni… Vous avez peut-être déjà croisé ces noms sur internet si vous êtes en quête de solutions pour placer votre épargne. Ce sont les nouvelles fintech de l’épargne. Qu’ont-elles en commun ? Elles proposent toutes des services de gestion pilotée compétitifs donnant un sacré coup de vieux aux gestions pilotées proposées par les banques et les courtiers traditionnels.

Le principe des robo-advisors

Les nouvelles fintechs sont nombreuses à s’appuyer sur une nouvelle technologie venue des États-Unis : les robo-advisors. Il s’agit d’un algorithme permettant de guider et de conseiller l’épargnant dans la stratégie d’allocation de son épargne.

Les services des fintech sont 100 % digitalisés. L’épargnant souscrit en ligne, et détermine son profil de risque en répondant à un questionnaire standardisé. Certaines fintech proposent jusqu’à une centaine de profils, ce qui permet de finement doser son niveau de risque. L’épargnant reste libre de changer son profil à tout moment. Il peut ainsi décider de sécuriser son capital s’il souhaite concrétiser un projet impliquant une dépense à court ou moyen terme (par exemple l’achat d’une résidence secondaire).

Les frais de gestion

Du fait de l’automatisation en ligne de la souscription et de l’allocation, les fintech parviennent à proposer des services très compétitifs. Les frais de gestion pilotée sont de seulement 0,5 à 1 % par an.

Ces chiffres sont à placer dans une perspective plus globale. En effet, les acteurs traditionnels, en sus des frais de gestion pilotée, perçoivent également des rétrocommissions des fonds d’investissement dans lesquels ils investissent l’encours des clients. Or, les fintech s’illustrent par des stratégies d’allocation tournant le dos à ces fonds d’investissement reversant des rétrocommissions. Si l’on regarde le tableau global des frais, les fintech sont beaucoup plus compétitives que les banques et les courtiers traditionnels.

La stratégie d’allocation

Revenons pour finir sur ces fameux fonds d’investissement sans rétrocommissions auxquels les fintech donnent une place privilégiée dans leur portefeuille. Il s’agit tout simplement des fonds indiciels cotés, les fameux ETF (Exchange-Traded Funds). Ces fonds connaissent un engouement très fort depuis quelques années. Des sociétés telles que Vanguard (USA) et Amundi (France) s’en sont fait une spécialité et gèrent des dizaines de fonds indiciels. Les frais sur ces fonds sont dérisoires, de l’ordre de 0,2 à 0,4 % par an, c’est la raison pour laquelle il n’y a généralement pas de rétrocommissions vers les courtiers, les banques et les fintech qui les intègrent dans leur allocation.

A contrario, les banques et les courtiers traditionnels intègrent dans les portefeuilles des clients des fonds de gestion classiques dont les frais avoisinent les 2 % par an. Des frais qui s’additionnent aux frais de la gestion pilotée mentionnée plus haut… Ces frais pénalisent la performance nette de la gestion pilotée. Vous comprenez maintenant pourquoi les fintech affichent de bonnes performances : c’est en raison des frais très réduits et de la qualité des supports retenus. Sur le long terme, les données historiques montrent que les ETF affichent des performances supérieures à la grande majorité des fonds de gestion classiques.

Il y a encore quelques années, lorsque les épargnants souhaitaient déléguer la gestion de leur épargne, ils avaient le choix entre les services de leur banque (souvent le choix par défaut), ou les cabinets de conseil en gestion de patrimoine.

Désormais, les épargnants peuvent se tourner vers des acteurs d’un nouveau genre. Des fintech se sont spécialisées sur la gestion de l’épargne, elles proposent des services très compétitifs et rencontrent un vif succès, notamment parmi les jeunes générations (<45 ans).

On fait le point sur les atouts et les limites de ces sociétés de gestion. Mais avant cela, faisons un bref rappel du principe de la gestion pilotée.

Le principe de la gestion pilotée

La gestion pilotée s’adresse aux épargnants souhaitant déléguer la gestion de tout ou partie de leurs épargne.

Concrètement, l’épargnant délègue auprès d’un professionnel l’investissement et la gestion courante des encours investis sur un dispositif d’épargne. Le dispositif d’épargne le plus courant en gestion pilotée est l’assurance vie. Mais il est également possible de déléguer la gestion d’un autre type de dispositif, par exemple, un plan épargne retraite (PER), un PEA (plan épargne en actions), un compte titres, ou encore un contrat de capitalisation (dispositif d’épargne moins courant). En tête des comparatifs, la meilleure assurance vie en gestion pilotée est régulièrement une fintech (Yomoni et Nalo occupent les 2 premières classes dans ce classement).

L’épargnant donne mandat à la société de gestion pour gérer l’épargne confiée. À cette occasion, le gestionnaire doit déterminer le profil d’allocation qui convient le mieux à son client. Les gestions pilotées commercialisées par les banques et les acteurs traditionnels de l’épargne (tels que les courtiers) proposent généralement 3 à 5 profils différents. On trouve des profils plus ou moins risqués. Plus le profil est risqué, plus les espoirs de gain à long terme sont élevés. Les profils les plus sécurisés sont indiqués pour les épargnants avec une forte aversion au risque et/ou un horizon d’investissement à court terme. Il n’y a pas de mystère, le risque et la performance sont directement corrélés.

Après avoir rappelé le principe de la gestion pilotée, voyons ce que les nouvelles fintech proposent de différent vis-à-vis des acteurs traditionnels.

Les atouts des fintechs

Ramify, Goodvest, Nalo ou Yomoni… Vous avez peut-être déjà croisé ces noms sur internet si vous êtes en quête de solutions pour placer votre épargne. Ce sont les nouvelles fintech de l’épargne. Qu’ont-elles en commun ? Elles proposent toutes des services de gestion pilotée compétitifs donnant un sacré coup de vieux aux gestions pilotées proposées par les banques et les courtiers traditionnels.

Le principe des robo-advisors

Les nouvelles fintechs sont nombreuses à s’appuyer sur une nouvelle technologie venue des États-Unis : les robo-advisors. Il s’agit d’un algorithme permettant de guider et de conseiller l’épargnant dans la stratégie d’allocation de son épargne.

Les services des fintech sont 100 % digitalisés. L’épargnant souscrit en ligne, et détermine son profil de risque en répondant à un questionnaire standardisé. Certaines fintech proposent jusqu’à une centaine de profils, ce qui permet de finement doser son niveau de risque. L’épargnant reste libre de changer son profil à tout moment. Il peut ainsi décider de sécuriser son capital s’il souhaite concrétiser un projet impliquant une dépense à court ou moyen terme (par exemple l’achat d’une résidence secondaire).

Les frais de gestion

Du fait de l’automatisation en ligne de la souscription et de l’allocation, les fintech parviennent à proposer des services très compétitifs. Les frais de gestion pilotée sont de seulement 0,5 à 1 % par an.

Ces chiffres sont à placer dans une perspective plus globale. En effet, les acteurs traditionnels, en sus des frais de gestion pilotée, perçoivent également des rétrocommissions des fonds d’investissement dans lesquels ils investissent l’encours des clients. Or, les fintech s’illustrent par des stratégies d’allocation tournant le dos à ces fonds d’investissement reversant des rétrocommissions. Si l’on regarde le tableau global des frais, les fintech sont beaucoup plus compétitives que les banques et les courtiers traditionnels.

La stratégie d’allocation

Revenons pour finir sur ces fameux fonds d’investissement sans rétrocommissions auxquels les fintech donnent une place privilégiée dans leur portefeuille. Il s’agit tout simplement des fonds indiciels cotés, les fameux ETF (Exchange-Traded Funds). Ces fonds connaissent un engouement très fort depuis quelques années. Des sociétés telles que Vanguard (USA) et Amundi (France) s’en sont fait une spécialité et gèrent des dizaines de fonds indiciels. Les frais sur ces fonds sont dérisoires, de l’ordre de 0,2 à 0,4 % par an, c’est la raison pour laquelle il n’y a généralement pas de rétrocommissions vers les courtiers, les banques et les fintech qui les intègrent dans leur allocation.

A contrario, les banques et les courtiers traditionnels intègrent dans les portefeuilles des clients des fonds de gestion classiques dont les frais avoisinent les 2 % par an. Des frais qui s’additionnent aux frais de la gestion pilotée mentionnée plus haut… Ces frais pénalisent la performance nette de la gestion pilotée. Vous comprenez maintenant pourquoi les fintech affichent de bonnes performances : c’est en raison des frais très réduits et de la qualité des supports retenus. Sur le long terme, les données historiques montrent que les ETF affichent des performances supérieures à la grande majorité des fonds de gestion classiques.