Les entrepreneurs le savent, l’investissement dans des entreprises est l’une des façons les plus efficaces pour développer son patrimoine. Ainsi, si beaucoup de Français ne jurent que par l’immobilier, d’autres font le choix de privilégier l’investissement dans des sociétés cotées (des actions) et des sociétés non cotées.

Pourquoi investir dans des entreprises ?

Investir dans des entreprises présente plusieurs avantages. Tout d’abord, c’est une source de diversification de ses investissements. C’est aussi un placement rentable, en moyenne le placement en bourse (via des actions d’entreprises cotées) délivre des performances moyennes de l’ordre de 6 à 8 % par an.

S’agissant des entreprises non cotées, les performances moyennes sont généralement supérieures, de l’ordre de 8 à 12 % par an. Cette performance supérieure a néanmoins une contrepartie : les titres non cotés ne sont pas aussi facilement cédables que ceux d’une société cotée.

De fait, les titres liquides, tels que les actions cotées sur Euronext (la principale place boursière européenne) et le NYSE (New York Stock Exchange) sont beaucoup plus facilement accessibles aux épargnants individuels. Puisque les épargnants peuvent désormais passer des ordres d’achat d’actions depuis un broker en ligne ou via leur banque, avec de faibles montants investis, de quelques centaines d’euros.

Du côté des titres non cotés (private equity), le ticket d’entrée est souvent bien plus élevé. Certaines levées de fonds sont réservés à des investisseurs capables de mettre plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de milliers d’euros sur la table. Toutefois, on trouve également des fonds d’investissement en private equity permettant aux épargnants individuels d’investir sur des titres non cotées avec des montants accessibles aux portefeuilles plus modestes. Sachez toutefois que ces fonds prélèvent des frais de gestion annuels venant grever la performance des investissements.

En France, la fiscalité sur les revenus de placement est relativement élevée. Il existe cependant des solutions pour optimiser la fiscalité des gains réalisés sur des investissements en entreprises cotées et non cotées.

Optimiser la fiscalité de ses investissements

Il existe différentes solutions pour optimiser la fiscalité de ses investissements. Nous allons les lister les plus communes, certaines sont simples à mettre en œuvre, d’autres plus complexes à déployer.

Les dispositifs d’épargne fiscalement avantageux

En France il existe plusieurs dispositifs pour investir son capital dans un cadre fiscal privilégié.

Le dispositif le plus populaire est l’assurance vie. Il s’agit d’une enveloppe permettant de faire fructifier son patrimoine sans subir d’imposition des gains pour peu que ces derniers soient réinvestis dans l’enveloppe. En cas de retrait, le souscripteur du contrat bénéficie d’un abattement sur les plus-values imposables.

Il est relativement aisé de loger des fonds actions au sein d’une assurance vie. En revanche, il est plus compliqué de loger des actions et participations en direct. Certains contrats permettent d’investir parmi un choix de quelques centaines d’actions, mais la plupart ne le proposent pas. La solution ultime pour loger des actions ainsi que des parts de sociétés est de passer par un contrat d’assurance vie de droit luxembourgeois. Ces derniers sont beaucoup plus souples, le souscripteur peut y loger tout type d’actifs. Les assurances vie luxembourgeoises ne s’adressent qu’aux personnes les plus aisées, avec des encours investis supérieurs à 300 mille euros.

Un autre dispositif d’épargne permet de loger en direct des actions ou des parts de société non cotées sans avoir à traverser la frontière pour ouvrir un contrat. Il s’agit du PEA (plan d’épargne en actions). Ce dernier offre des avantages fiscaux, en particulier une imposition réduite des plus-values à la sortie.

Holding patrimoniale

La holding patrimoniale est l’outil ultime des entrepreneurs pour prendre des participations dans des entreprises. Les dividendes perçus au sein de la holding sont taxés à l’impôt sur les sociétés (IS) dont le taux est de 25 %.

Ce taux est plus faible que le taux applicable aux personnes physiques, lesquelles sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) dont le taux est de 30 %. Le taux d’imposition global peut dépasser les 30 % si la personne est imposable à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR).

Les avantages de la holding ne concernent pas seulement la fiscalité des dividendes. En cas de cession des parts détenus dans des entreprises, la société peut sous condition bénéficier d’une imposition réduite sur les plus-values réalisées à cette occasion.

Les investisseurs peuvent avoir intérêt à se tourner vers un conseiller en gestion de patrimoine pour être orientés vers les meilleures solutions en fonction de leur situation.